Nuit encore très courte et intermittente.
Debout à 6 heures
puis bus pour lever du drapeau au foyer Lataste à 6h45.
Le lever du drapeau est une façon
différente de débuter la journée, une idée pour nos écoles et entreprises dans le cadre de la
lutte contre la panne de réveil
et la déprime « décliniste » française ?
Petit déjeuner dans la maison « française » d’accueil des expatriés volontaires et visiteurs du centre. Ici au centre sont accueillis des enfants en rupture avec leur famille, le plus souvent abandonnés. A 40 km de la frontière Thaî, il n’est pas rare de voir les parents déserter la maison pour travailler en Thaïlande et laisser les 3 ou 4 enfants livrés à eux-mêmes. Via les travailleurs sociaux qui font les constats de ces situations dans les villages, le foyer Lataste accueille ces enfants.
Les enfants sont accueillis depuis peu dans des maisons familiales : le foyer met à disposition une vraie maison à un parent salarié du centre qui accueille toute sa famille 3 à 5 enfants en général plus 5 autres enfants du foyer. Cela fait des maisons colonie d’une dizaine d’enfants, une formule qui fonctionne depuis quelques années. Notons qu’il n’y a plus d’orphelins au Cambodge, mais des divorces, des abandons…
Le foyer est une petite ville intégrée avec beaucoup de maisons d’accueil, internat autonome pour les plus grands, cuisine, cantine, divers bâtiments collectifs. Il est situé sur le chemin des écoles et donc la classe est accessibles immédiatement. Tous les salariés sont logés sur place. Je trouve formidable cette intégration. Il y a même une rizière de 7 hectares qui assure une autonomie en riz du foyer. Nous visitons la rizière en camion brousse avec explications sur les procédés de culture par les animateurs cambodgiens chargés de la rizière. Sisophon est une région plate gorgée d’eau, c’est un grenier à riz du Cambodge. C’est un moment très sympathique dans la nature où l’on m’apprend les subtilités de la qualité des différents riz. 1Ha produit deux tonnes de riz par an (350$ la tonne) en une seule récolte : ici on ne fait pas de riz en saison sèche. Dans certaines régions indiennes (Kerala) on plante et récolte le riz trois fois par an…
Déjeuner à la cantine du foyer. Suite de la visite puis réunion animée sur leurs projets dont un agricole (doublement des rendements de la rizière) qui ne semble pas bien ficelé… Nous faisons nos adieux aux Labourier et aux nombreuses personnes qui nous ont accueillis.
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| Activités manuelles au foyer Lataste |
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| La cuisine actuelle de la cantine du foyer Lataste : recherche financement pour mise aux normes … |
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| La fondation familiale « Héloise Charruau » cofinance un bâtiment d’internat du foyer Lataste |
Puis bus
accompagné par Lo
vers un
village équipé récemment d’une
station d’épuration
1001 fontaines (Voir mon topo daté du 12 novembre sur cette ONG) de la région de Battambang (2ème ville du pays après
la capitale Phnom Pen).
Je n’ai pas noté le nom exact du village, mais le trajet
vers la station d’épuration
est très éclairant et éprouvant pour certains. Le village est
totalement enclavé avec
des pistes d’accès
très cabossées où l’on avance très lentement. Nous avons dû descendre plusieurs fois du minibus et
terminer en marchant notre expédition.
Certains morceaux de piste sont en reconstruction et il a fallu faire des détours qui nous ont fait passer dans des
villages très (très) pauvres. Partout, les cahutes en bois
très frêles bordent la route, du plastique et
des ordures en masse (pas de gestion du ramassage), les hommes cohabitent avec
les animaux, les enfants sont là très visibles au lieu d’être à l’école,
etc… L’arrivée d’une eau potable accessible dans cet environnement
constitue donc un saut sanitaire. Les matériaux de construction se précarisent considérablement dans les village accessibles
uniquement par piste. Lorsque le bitume est là, les maisons sont construites
majoritairement en dur et l’amélioration des conditions de vie est
significative et visible.
Arrivé à la station d’épuration, Lo et Jean-François Rambicur (Fondation Arceal et aussi président de 1001 fontaines en France) font un brillant exposé sur les procédés de fabrication d’eau et répondent à nos nombreuses questions sur la commercialisation, la distribution et le financement de l’eau potable.
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| En route vers des villages ruraux enclavés, accessibilité réduite |
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| H2O à la source |
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| Avant/Après |
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| Epuration étape 1 |
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| Epuration étape 2 |
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| Jean François Rambicur et Lo Chay, les pères d'O-we : la marque commerciale du projet 1001 fontaines |
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| Lo et H2O |
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| Le Bizness 1001 fontaines encarté |
Diner à Battambang
au siège de 1001
fontaines. Lo et son équipe
nous ont préparé un buffet cambodgien. Je discute avec un
jeune salarié qui est
issu du foyer Lataste où il a appris un peu de français avec papa Denis (Denis Gimenez que nous n’avons pas rencontré) et où il
a connu Lo.
Arrivée tardive à l’hôtel
du Cabaret Vert tenu par un français des Ardennes marié à une Cambodgienne.
Au cours de
notre réunion
journalière de "debrief", Daniel Shanté (Fondation Rue des Iris) partage son émotion
et un sentiment de « déprime » après avoir parcouru l’étendue de la misère
rurale rencontrée cette après-midi et du travail restant à accomplir. Cette visite a effectivement
marqué tous les
esprits.
La suite par ici...
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