Nous sommes reçus par toute l’équipe de Sala Baï en particulier Claude Colombié qui dirige le centre de formation de
Siem et Emmanuelle Dethomas qui dirige l’association de collecte de fonds « agir pour le Cambodge »
La genèse de l’association remonte à 1998. Beaucoup d’ONG sont actives depuis la fin de la
guerre et la normalisation du pays avant le tournant du millénaire. Le centre Sala Baï est
géré par l’association « agir pour le Cambodge ». Le centre est spécialisé dans la formation professionnelle aux métiers du tourisme de jeunes de 17 à 23 ans.
Le choix de l’activité touristique à Siem (Angkor) est lié à la très forte demande et croissance de ce secteur économique. Le recrutement des élèves comprend 70% de filles afin de lutter contre les
discriminations et le trafic humain et sexuel. Le bassin d’emplois de
Siem comprend 500 hôtels
et 650 restaurants en croissance de 15% par an depuis plusieurs années. Le placement des élèves en
stage ou fin de cursus est donc garanti.
4 millions de
personnes ont visité le
Cambodge en 2014. Le tourisme est désormais à 65% chinois. France = 150 000 visiteurs par an (1er
en eu).
Le restaurant et
l’hôtel « école » font le plein pendant les 6 mois de l’année touristique : de novembre à avril. 5000 à 6000 couverts par an. Sala Baï est
recommandé par tous
les guides lonely
planet, Guide du Routard ( P. Gloasgen est administrateur d’agir pour le Cambodge). Fermé du 15/7 au 15/10.
Sala Baï forme en un an un équivalent CAP aux 4 métiers de base Cuisine, Réception, Table, Chambre et nouvellement
ajout d’une spécialisation SPA en lien avec la construction du nouveau bâtiment.
On compte 5
programmes de formation professionnelle aux métiers du Tourisme au Cambodge dont 4 sont français…
L'école est multifonctions avec Hôtel,
chambre suite et restaurant pédagogique. Le budget annuel tourne autour de 400K$ dont 300K$ FR et 100K$ étranger
Du fait de la
croissance et du succès de l’école, les locaux actuels sont très exigus (ex la salle des prof de moins de
10 m2 accueille simultanément une dizaine de professeurs et
autant d’ordinateurs,
à l’heure chaude dans les cuisines, on se
marche sur les pieds…).
Sala Baï va
donc déménager pour plus vaste et plus
fonctionnel.
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| Prise de notes au lever du drapeau |
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| Le réseau électrique est gérée par une compagnie nationale corrompue et… dans un grand désordre |

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| Fish amok : le plat national |
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| Les fines équipes de Sala Baï : une organisation impeccable |
Les Travaux
de la nouvelle école :
Ils sont en fin
d’aménagement, les élèves arrivent dans les lieux en janvier 2016.
Nous visitons ce
très beau
projet. Il s’agit d’une
extension à 1,1 km du
centre-ville en bord de rivière.
Sala Baï a acheté un terrain de 2700 m2 en
longueur 90 *
30m, calibrage pour accueillir 150 élèves
vs 108 aujourd’hui. L’emplacement de centre-ville actuel date
de 2001 et n’est effectivement plus adapté.
3 personnes clef
pour le projet Architecte (française),
le maitre
d’œuvre
(parle français) et l’entreprise générale de construction.
3 bâtiments restaurant&cuisine&
cantine, école, et
ancienne villa hotel+spa reconverti (première formation spa au Cambodge)
Sala Baï inc
est titulaire d’un titre
officiel de propriété cadastré, c’est un exploit dans un Cambodge où l’administration est aisément corrompue.
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| Nouveau bâtiment flambant neuf |
Planning du
projet :
Janvier 2014 : acquisition du terrain
Nov 2014 : choix du prestataire après appel d’offres, entrepreneur anglophone et
francophone.
Emménagement début 2016.
Budget d’investissement
tout compris : 1M$
dont près de 50 %
pour le terrain. Sont intervenus des conseils et cabinet d’avocats pro bono car opération complexe. Aucune aide du gouvernement
mais l’Administration
a été cependant tatillonne (comment souvent
quand elle est inutile).
A noter le problème du change € vs $ qui plombe les ONG européennes en ce moment.
Budget de
fonctionnement 400K€ par
an. Cout moyen d’un
élève 2600€ /an. Staff 29 personnes dont 3 VSI.
Salaire prof 300 à 500$
par mois
Nouveau
projet d’internat,
moins lourd que celui de l’école. Il peut se faire via un bail sur 15 ans. Budget prévisionnel 250K$.
Multitudes de
partenariats (avec une coopération
« concurrentielle » parfois) entre ONG de formation
professionnelle et d’action
sociale.
Le partenariat
principal avec les « enfants du mékong » dont les travailleurs sociaux assurent
les enquêtes famille
sur le terrain.
Pour les
financements, ion observe une diversification internationale récente Australie, Singapour, Etats-Unis.
L’autofinancement
représente 35%
du total (restaurant
+ hôtel).
Demeure le problème du niveau de salaire très bas en sortie de formation (80 $/mois, 250 $/mois après quelques années
d’expérience) : classique dans le secteur du tourisme
mais assez accentué à Siem.
Processus de
recrutement des élèves :
Sala Baï organise
des campagnes radio + flyers et affiches dans les villages. Sala Baï demande
aux candidats de venir via « la débrouille »
à Siem pour passer une
grille de tests (critères d’orientation non discriminants) puis
revue, par les travailleurs sociaux, de plus de 350 familles (critères objectifs : équipement matériaux de construction de la maison, moyen de locomotion…). Sélection finale de 108 élèves
sur des critères sociaux
quasi exclusivement. Elèves
issus de familles à l’arrêt, horizon projection court, le futur c’est aujourd’hui. Intégration en septembre avec formation à la
compréhension et
aux dangers du métier.
Petit déjeuner
et déjeuner
cambodgiens excellents au restaurant-école.
Diner dans un
restaurant plutôt chic de Siem… C’est normal après cette journée sur la
formation/apprentissage à l’univers des grands hotels … La suite par ici...





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