La nuit fut un
peu courte mais m’a
cependant permis de tenir le coup toute la journée. Petit déjeuner (café + fruits délicieux ) avec 8 personnes dont
Emmanuelle Dethomas qui a vécu
au Cambodge 2 ans et s’occupe
de l’association
« agir
pour le Cambodge » depuis plus d’une
dizaine d’années. Emmanuelle nous dit que le Cambodge
est un pays de cocagne du fait du climat, il pleut beaucoup et il fait chaud : tout pousse, le riz, les fruits, les
rivières sont
pleines de poissons. Donc au Cambodge, il ne faut pas être surpris de voir des gens qui
travaillent peu ou mollement. Hors période de guerre (C’est à dire
près de 40 ans
au cours de la seconde moitié du
20ème siècle), La vie est plutôt dilettante. "le vietnamien plante le riz, le
cambodgien le regarde pousser et le laotien l'écoute pousser.".
Un pays de
cocagne (Hors période de
guerre…)



A 9 heures du
matin c’est une
pluie diluvienne qui s’abat
sur Siem Reap (idem à la
tombée de la
nuit 17 heures). Nous allons donc en Tuk Tuk au musée de Siem : présentation des racines Indouistes de la culture Bouddhique, histoire de Siem et de l’essor et apogée des temples d’Angkor 8ème au 14ème… Puis Tuk vers le marché, dédale de boutiques diverses dont beaucoup à touristes, salon de massage où l’on trempe ses pieds dans un aquarium
avec des poissons carnivore qui vous croque les peaux mortes etc… Déjeuner dans un boui boui à proximité du vieux marché puis visite d’un temple « moderne »
à touristes mais vide.
Vers 16 heures, Le groupe
se sépare entre
les fatigués et les
irréductibles
dont je fais partie ;
visite d’un temple
en activité, cette
fois en mode très local où l’on assiste avec Carole Pécoux à une célébration avec bonzes psalmodiant et
surtout une très forte
participation. A l’extérieur des gamins s’amusent à remettre ensemble les paires de
sandales, le casse-tête avec plus de 300 personnes… Visite du temple adjacent, plus vieux, désaffecté mais très beau.
Retour en Tuk à l’auberge, je me délasse dans la petite piscine d’eau salée, très agréable. A 17 heures réunion de présentation, « kick off » du voyage. Jean- Marie Destrée et Yolanta Czech de Caritas organisent
de petites animations brise-glace pour que l’on se connaisse mieux dans le groupe. Je m’aperçois que peu ont vu ma seule référence « la déchirure »… Puis temps libre où je commence à rédiger
ce journal.
Chaleur très humide 27 à 32°, il faut vivre avec les ventilateurs, la climatisation
est très agréable sur le coup mais mortelle en contre
coup lorsque l’on sort.
Donc raisonnable, je privilégie
le fan au plafond…
Diner dans un
restaurant très chouette
recommandé par
Emmanuelle où j’ai la chance de manger un poisson cuit
au sel dans une feuille de banane et dans un four de sable. Retour vers
21heures 30 à l’Auberge. Je dine à coté de Claude Colombié un français
qui a travaillé dans le
secteur du tourisme dans divers pays. Il a pris un virage humanitaire il y a
trois ans pour manager l’école
de tourisme de Sala Baïe à Siem.
Je note les points :
ils reçoivent 500
demandes par an pour une centaine de places d’internes. Ils font une petite pré-sélection sur dossier et motivation mais ils vont voir 400
familles afin de sélectionner
les familles les plus déshéritées. C’est
donc la sélection par
l’argent mais
dans le sens opposé ! La formation dure un an en alternance (7
mois à l’école, 5 mois en entreprise) et équivaut à un CAP tourisme. Le PIB du Cambodge est
alimenté à hauteur
de 15% par le secteur du tourisme. Siem est le bassin d’emploi/formation le plus spécialisé sur ce secteur. L’association ONG Sala Baïe
(association « Agir
pour le Cambodge ») ne perçoit
rien de l’état
cambodgien mais elle a un agrément
de reconnaissance. On compte près de 400 ONG françaises sur un total de 3000 pour le seul
Cambodge dont 1200 sont actives. Il y a un très faible engagement de l’Etat cambodgien sur des sujets qui relèvent normalement de son autorité mais qu’il n’a pas les moyens de soutenir.
Demain je serai
préposé
« greffier preneur de
notes » lors
de la visite de l’école
Sala Baï : l’école
d’apprentissage
des métiers du
tourisme pour jeunes filles de milieux sociaux très défavorisés
qui n’ont pas les
moyens de financer ce type de formation. On fait le lever du drapeau et l’on va parler avec des profs et des élèves. Le manager Claude que j’ai croisé au restaurant est français et ne parle pas le Khmer mais tout
le corps enseignant est cambodgien bilingue khmer/anglais ;
A propos du déclin de la pratique du français au Cambodge, on peut lire cet article, il n’y pas cependant toutes les réponses… Selon certaines hypothèses, lors des accords de Paris (1991), la France n’aurait pas insisté à imposer sa langue dans un pays exsangue
après vingt ans
de guerres civiles, frontalières
et génocide. La
raison est peut être
cependant assez simple ; un problème de distance physique. La France est
loin, beaucoup plus éloignée du Cambodge que de l’Algérie et du Maroc…
Je stoppe là pour aujourd’hui car je sens l’attention décroitre. Et puis je ne suis pas payé au kilomètre, malheureux marathonien que je suis
Angkor !
Sélection de photos du jour
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| les viscères de bouddha |
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| Joli petit chantier |
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| Façon puzzle |
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| Zone d'affluence |
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| Stoïc avnt d'être dévoré par les rapaces ? |











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