Bonne nuit ce
coup-ci aidée par un
cachet. Le croassement des grenouilles de la piscine végétale de l’hôtel restera un souvenir…
Petit déjeuner
à l’hôtel avec JM Destré, On aborde clubhouse France qui vient de gagner 500
Keuros sur un appel à projet
« la
France s’engage » pour l’essaimage du concept. Un centre est prévu à Paris Sud, un autre en province. Le cabinet d’audit a rendu ses conclusions, il
faudrait revoir Céline Aimetti ?... A suivre avec l’initiateur du sujet à la Fondation Archambault (Rémi) …
Autour de 8
heures 30 nous partons en minibus pour le premier centre de production d’H2O de la journée dans un village au sud de Battambang. Visite du centre assez ancien, pompage
rivière et
filtrage pour production. Le centre est situé au sein d’un groupe scolaire. On ne voit pas les
enfants du primaire qui bénéficient de l’eau car ce jour-là il n’y a pas assez d’argent pour payer les instituteurs ! Il y a cependant les collégiens mais le collège est envahi par les ordures, comme
partout ici les gobelets plastiques jonchent le sol. Il n’y pas de poubelles ni de services d’évacuation. On traverse un pont suspendu
sur la rivière Sangker
voisine, ambiance rivière
Kwai. Retour à la station
d’eau et l’on s’entretient avec l’entrepreneur qui gère la station. Nous faisons une deuxième visite de station près du Banan temple et l’on échange là
aussi avec l’entrepreneur
et sa femme maire du village : la région vit une forte immigration de
travail vers la Thaïlande qui déstructure les familles.
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| En attendant l'école… |
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| Qu’on se le dise.. |
Visite du temple
Banan non loin, sur des hauteurs (marches raides en pleine chaleur où des gamins nous éventent lors de la montée). Le site fut une ancienne batterie vietnamienne
pendant l’occupation
du Cambodge par le Vietnam. On s’est beaucoup bagarrés dans cette partie Nord-Est pendant vingt ans de 1979 à 1998, lors de la retraite des khmers
rouges proches de la frontière Thaï.
Retour vers Battambang, déjeuner
dans un restaurant en ville avec et recommandé par Lo. Puis à nouveau visite des locaux du siège de 1001 Fontaines à Battambang et exposé H2O de Lo (le bien nommé directeur opérationnel cambodgien du programme 1001
fontaines). Cette ONG est bien structurée, une petite PME avec de l’administratif, de la R&D, de l’opérationnel…
Retour à l’hôtel
pour détente
piscine, puis à 18 heures
départ pour
un spectacle d’acrobaties
spectaculaires où l’un
des acrobates vient faire des bisous à Jean François
et moi-même dans le public
en nous interpellant en Khmer, nous sommes très à l’aise
dans cette démonstration
affective !
Diner cambodgien en ville dans un immense restaurant.
Nous avons visité 3 stations d’épuration et les locaux du siège de Battambang.
On dit que l’on boit 90%
de nos maladies. L’eau
est un enjeu sanitaire de base. 1001 Fontaines produit localement de l’eau de boisson sur la longue période.
1001 Fontaines
vise à alimenter
en eau potable 1M de cambodgiens ruraux à horizon 2020 (objectif de 250 stations vs 136 aujourd’hui).
Missions :
1/ assainir l’eau, 2/ pérenniser la production (créer des sites de production, les
administrer et les maintenir) 3/ assurer la distribution.
1001 Fontaines a
créé une système
de production simple d’eau
potable par ultraviolet et faiblement consommatrice d’énergie durable via panneaux solaires.
Ils gèrent un réseau d’entrepreneurs sous franchise. Chaque
entrepreneur s’occupe d’une station et couvre une zone de
chalandise de 7 km. Il livre de 50 à 150
bonbonnes de 20l (20 cents la bonbonne) par jour.
1001 Fontaines
distribue prioritairement dans les écoles avec un objectif d’acculturation des familles à l’eau potable via la prescription par les enfants.
Le budget
consacré à l’eau par les familles ne doit pas être rédhibitoire (<5% du budget alimentaire total).
Organisation :
A Battambang le siège de 1001 fontaines comprend une vingtaine de salariés
cambodgiens. Les fonctions
du siège
comprennent la comptabilité/finance,
la production, animation, suivi des sites et la R&D avec un projet de station de
pompage plus avancé par
micro filtration. Le bureau de Phnom Penn suit l’activité de la moitié des stations. Lo dirige le tout et
partage son temps entre Phnom Penn et Battambang.
1001 Fontaines
est aussi implanté dans
le Nord Est de Madagascar avec une dizaine de stations et un staff malgache d’animation/maintenance. Il y a aussi une
activité en Inde.
Les
implantations sont choisies prioritairement en zones rurales qui n’auront « jamais » (ou avant très longtemps) accès au réseau d’eau potable.
Les
implantations péri-urbaines
sont possibles si le réseau
urbain n’est pas développé.
En ville l’eau purifiée coule au robinet.
La station est équipée d’un
processus de pompage, décantage
et de filtrage. La capacité de production d’une station est de 1200 litres à l’heure, 2 à 4
emplois par centre, 1litre = 1 cents.
Au Cambodge, on
ne fore pas, on prend l’eau
qui affleure dans les rivières,
les mares etc…
Marketing et
Marché :
Création de la marque locale de distribution
OWE. 1001 Fontaines vient de gagner le prix du public d’un concours Google France.
Le prix de vente
est fixe, non négociable.
Il couvre le coût de
production du distributeur. Il ne couvre pas l’investissement et la première année d’activité de
la station.
Il y a une
concurrence qui semble aligner son prix de vente sur celui de 1001 Fontaines.
Données de consommation : en moyenne 1,5 litre par jour et par
personne, une bonbonne de 20l dans une famille dure 3 jours.
Données
de vente : les
entrepreneurs que nous avons vus vendaient 50 bonbonnes par jour en saison de
pluies (ils sont alors juste à l’équilibre) et 150 bonbonnes en saison sèche (et sont alors profitables).
Le distributeur
le plus actif du réseau
vend en moyenne 150 bonbonnes par jour en alimentant 450 familles, soit un
chiffre d’affaires
journalier de 30$ et mensuel de 1000$. En comptant 6 personnes par famille, 250
stations qui alimentent 450 foyers couvrent 675 000 personnes, l’objectif 2020 de 1M de personnes
couvertes semble un peu surestimé.
Distribution :
Nous avons visité 3 sites ouverts entre 2007 et aujourd’hui, la technologie d’épuration a évolué et les sites les plus récents sont mieux équipés.
La station est
implantée sur un
terrain donné par la
mairie, souvent à proximité de
l’école
primaire et bien sûr
du point de pompage.
Nous avons
discuté avec des
entrepreneurs qui cumulaient la gestion de la station avec une fonction de
maire/chef de village.
Les livraisons
sont faites à l’aide de
machines à tracter ou
tuk adapté. L’état des route ne permet pas d’aller livrer au-delà de 7 km.
Certaines
livraisons sont faites sur des points relais ou les foyers viennent chercher
leur bonbonne.
Financement,
soutien :
Budget annuel de
la structure 1001 Fontaines 800 K$ par an, financé par de nombreux partenaires privés (Danone Véolia…), institutionnels et la générosité du
public.
Exemple de
besoins de financement
· d’une station dans un village = investissement de 25K€ (couvre tout + fonctionnement de la 1° année)
· parrainage pour avoir de l’eau dans les écoles (à condition 1 $ par élève pour un an , 600 $ par an pour une école avec en moyenne 600 élèves). Ce type de parrainage vise aussi à accélérer l’adoption
de l’eau dans
les familles.
· projet de R&D exemple filtrage en
nano filtration
A noter : Lo Chay et Emmanuelle Dethomas se sont
mis d’accord pour
un échange de
bons procédés entre Sala Baï et
1001 Fontaines : Lo
va publier les affiches de recrutement de Sala Baï dans
les villages équipés d’une station d’épuration. Sala Baï transfèrera
les informations d’accès à l’eau lors des enquêtes sociales auprès des familles des élèves candidats.
La suite par ici...
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